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Charred wood and green moss
David Nash
1989

Bois calciné, mousse verte, dimensions variables

Commande du Centre d’art (propriété du Ciap) en 1989

Né en 1945 à Esher en Angleterre, David Nash vit à Blaenau Festiniog au Pays de Galles.

David Nash pour qui « nature et réalité sont synonymes », travaille exclusivement le bois, à la tronçonneuse et avec des outils plus traditionnels. Les œuvres répètent inlassablement les mêmes formes : l’artiste tente de s’approcher au plus près du geste juste. Les expériences antérieures du sculpteur, les préoccupations esthétiques du moment, les thèmes auxquels il s’est déjà confronté et qu’il reconsidère sont les éléments essentiels de sa démarche. La qualité de l’arbre choisi, l’environnement dans lequel il intervient sont également pris en compte. L’ensemble du travail de David Nash consiste à établir une continuité, une translation entre milieu naturel et milieu culturel.

Charred wood and green moss est une spirale, inspirée de la tradition celte, faite de morceaux de bois calcinés posés sur un tapis de mousse, dans une clairière. David Nash a choisi un chêne malade pour réaliser cette œuvre. Les morceaux taillés par l’artiste ont été calcinés par le feu avec les restes de l’arbre. 

Outre le rapport chromatique entre les bûches noires et la mousse verte - évoquant le souvenir du paysage de l’artiste : la végétation verte et le lac noir - les quatre éléments sont ici rappelés : le feu du bois calciné, la terre qui les supporte, l’eau vitale et l’air. Les œuvres de David Nash sont conçues pour être en évolution perpétuelle avec la nature.

David Nash avait créé deux œuvres pour le parc de sculptures de Vassivière. La seconde, Descending Vessel, était taillée dans un sapin, choisi pour sa courbure, son emplacement, mais aussi parce qu’il menaçait de s’effondrer. L’œuvre, plantée au bord de l’eau et enracinée dans la terre, s’élançait vers le ciel. La sculpture reliait donc symboliquement le ciel à la terre, mais aussi la terre et le ciel à l’eau. Suite à la tempête de 1999 qui l’endommagea, l’œuvre a été détruite à la demande de l’artiste.

 

Crédits photographiques : Jacques Hoepffner


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